Forêt de Bonnevaux

     LA FORET DE BONNEVAUX

L'  Association "Mémoire de Bonnevaux"  publie en septembre 2007 une plaquette écrite par Monsieur Sébastien Bonthoux. Elle sera disponible à la vente auprès de l'association.

Voici ce que nous en dit Monsieur Bernard Burté dans la "Tribune de Vienne" no 2398 du 17 au 23 août 2007 :

" La forêt de Bonnevaux"

Bientôt disponible, une plaquette retraçant son histoire

Depuis sa création, "Mémoire de Bonnevaux" s'attache à retracer l'histoire de ce site prestigieux. Début octobre, elle présentera une plaquette consacrée à l'histoire de la forêt française mise en parallèle avec celle de la forêt de Bonnevaux.

Cet ouvrage remarquable, que nous avons eu la chance de consulter avant sa parution, est le fruit d'un long travail de recherches documentaires faites par Sébastien Bonthoux, un jeune étudiant de troisième cycle en agronomie.

Après un rappel sur l'évolution de nos territoires avant notre ère, puis un aperçu sur la grande déforestation de l'époque féodale, venue avec l'essor de l'agriculture et l'abandon relatif de la cueillette, l'ouvrage s'arrête longuement sur l'ordonnance de Colbert en 1669. Le déboisement est tel que l'Etat craint une pénurie de bois, indispensable pour la construction des navires de guerre voulue par le roi Louis XIv. Les forêts royales ne suffisent pas et, dans les autres forêts, le quart réservé pour croître en haute futaie n'est pas respecté.

Colbert harmonise les textes anciens et les rend applicables sur l'ensemble du territoire. Pour surveiller leur application et sanctionner les contrevenants, il crée le corps des Maîtres des Eaux et Forêts. Les arpenteurs sont diligentés pour établir des relevés indiquant l'assiette des coupes. Ainsi, après 1730, 83% de cette assiette est référencée alors qu'en 1670, on n'en connaissait que 5%. Par la gestion des ressources que cette ordonnance a imposée, on assiste aux prémices de la sylviculture. Mais, l'ordonnance disparaît avec son auteur en 1683. Louvois, son successeur, la rétablit six ans plus tard. Les Maîtres des Eaux et Forêts se montrent plus laxistes que leurs prédécesseurs et les charges ne sont plus acquises qu'au vu des titres de noblesse et les coupes énormes pour la marine sont faites sans discernement, ni prévision.

Les hivers 1787 et 1788 sont très rigoureux, les forêts sont très endommagées tant par le froid que pour les nécessités du chauffage. A la Révolution, la forêt française ne couvre plus que 6 millions d'hectares et l'ordonnance de Colbert s'effondre complètement. Avec l'appui de

Voltaire et des Encyclopédistes, le décret de 1789 stipule que tous les biens ecclésiastiques sont mis à la disposition de la Nation et le droit de propriété est institué.

En 1802, le Code civil de Napoléon 1er est établit. La suppression du droit d'aînesse conduit à un morcellement de la forêt, ce qui la rend difficilement exploitable. Cette situation n'a guerre changée depuis. Pour preuve, au début des années 1980, les instances locales ont pris des mesures incitatives de restructuration afin de valoriser le secteur de la forêt de Bonnevaux.

L'histoire de la forêt de Bonnevaux a suivi celle des forêts françaises. C'est au début du 12ème siècle que l'archevêque de Vienne, Gui de Bourgogne demande à Dom Etienne Harding, abbé de Cîteaux, d'établir une abbaye dans son archevêché. Le lieu choisi, « La bonne vallée », est propice à la méditation et au recueillement. C'est ainsi qu'en 1117, l'abbaye de Bonnevaux est édifiée. Son rôle, placé à l'origine sous la protection du pape Calixte II, est de développer l'ordre cistercien dans le Sud- Est de la France. Par des dons successifs, l'abbaye devient très prospère. Les moines utilisent les ressources locales, développent-des techniques hydrauliques, aménagent les rivières et créent de nombreux étangs pour les empoissonner. Malgré quelques déboires au 16ème siècle pendant les guerres de religion, l'abbaye rayonnera jusqu'à sa destruction après la révolution.

La forêt de Bonnevaux qui l'entoure a, jusqu'à la fin du 19ème siècle, abrité de nombreux artisans. Des verriers qui déplaçaient leur industrie là où il y avait le bois, des tuiliers, des chapeliers et, bien sûr, des bûcherons. Au milieu du 15ème siècle, le Prince Louis, futur roi Louis XI, y vint pour une mémorable partie de chasse à courre. A cette époque, la forêt de Bonnevaux était très peuplée. S'y ajoutaient, les loups garous, les dames blanches et les loups dévoreurs d'enfants que les « brûleurs de loups» exterminaient dans de gigantesques brasiers. Le dernier a été tué à l'époque napoléonienne à ... la Combe du Loup.

Cet ouvrage, qui retrace et situe habilement une partie essentielle de notre passé local, sera présenté lors des Journées de l'Arbre et de la Forêt qui auront le samedi 8 et le dimanche 9 septembre au château de Bonnevaux. Le samedi, à 20 heures, une causerie-débat sera animée par son auteur, Sébastien Bonthoux que nous remercions d'avoir ainsi enrichit la collection des écrits de l'association Mémoire de Bonnevaux. "

BERNARD BURTÉ

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Site de Bonnevaux

La forêt de Bonnevaux est un site historique

La forêt de Bonnevaux a, semble-t-il, été baptisée de ce nom par les moines cisterciens venus en 1119 fonder une abbaye en amont d'un vallon bordant la colline du Girey. Les moines y aménagèrent de nombreux étangs et contribuèrent fortement à l'économie locale.

 

 
L'importance acquise progressivement par leur abbaye se mesure en particulier par le nombre d'abbayes "filles" fondées par leurs moines dans les décennies suivantes: Léoncel dans la Drôme, Le Thoronet dans le Var, Mazan en Ardèche et Sénanque dans le Vaucluse, Sylvanès en Aveyron.

L'abbaye fut fermée à la Révolution puis complètement démantelée pendant le demi-siècle qui suit. Il n'en reste rien aujourd'hui que quelques fondations dans la rivière et une croix commémorative posée en 1933 par les moines de Tamié (photo ci-contre, prise devant le château de Bonnevaux).

L'association  "Mémoire de Bonnevaux"  s'attache à reconstituer ce passé et à préserver le patrimoine local. Elle a balisé un circuit historique et organise périodiquement des randonnées guidées.
 


C'était autrefois de relais de chasse, avant qu'un célèbre chirurgien lyonnais, le Dr Berne, ne l'acquière et y ajoute à la fin du XIXè son bâtiment le plus vaste, qui loge maintenant 5 chambres d'hôtes derrière ses tourelles.

A l'est du jardin se cache un oratoire construit en un assemblage de troncs et de branches fendus, dont l'âge reste incertain.

 

 

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